Les sols méritent bien une Année internationale ! | L'école des céréales

Les sols méritent bien une Année internationale !


Semis

Ce sont les Nations-Unies qui lors de leur 68ème Assemblée générale ont déclaré 2015 Année Internationale des sols.

Les sols permettent de produire avant tout notre alimentation, mais aussi de la bioénergie, de soutenir la biodiversité, de stocker du carbone et préserver les ressources en eau potable. Ils doivent répondre  aux besoins croissants de production de nourriture, de fibres et de fourrage. Les sols ont un rôle majeur à jouer dans le changement climatique  en permettant d’atténuer certains effets (limitation de l’érosion et donc des inondations par exemple…).

Il a fallu plusieurs centaines de millions d’années pour que les sols se constituent. Il ne faut parfois que quelques dizaines d’années pour les faire totalement disparaître si les bonnes pratiques agronomiques et d’aménagement ne sont pas respectées !

Savez-vous par exemple qu’il peut y avoir autant d’organismes vivants dans 1 m2 de sol que d’êtres humains sur Terre ? Ces organismes vivants ont besoin d’y trouver le gîte et le couvert. Des essais sont conduits depuis des dizaines d’années pour identifier les techniques de  travail du sol les plus adaptées en fonction des environnements. Ainsi, les techniques culturales simplifiées, voire la suppression du labour ont un effet positif sur la diversité biologique des sols.   

Un sol en bonne santé doit notamment abriter un écosystème foisonnant. Les agriculteurs y sont très sensibles et sont attentifs à  leurs méthodes culturales. La limitation du labour et le recours de plus en plus fréquent à des semis de couverts végétaux entre deux cultures successives protègent la terre des assauts de l’hiver en ne la laissant pas à nu.

Le maintien de la santé des sols exige une prise de conscience aujourd’hui urgente. C’est la raison pour laquelle 2015 a été décrétée année internationale des sols et que chaque année, la journée des sols est célébrée le 5 décembre.

Crédits photos : © Nicole Cornec