Et si vous alliez à la rencontre des femmes rurales le 15 octobre ! | L'école des céréales

Et si vous alliez à la rencontre des femmes rurales le 15 octobre !


Virginie et Evelyne dans leur champ

Le 15 octobre est la journée internationale des femmes rurales. Une journée qui, depuis 1995, souhaite mettre en évidence les contributions des femmes du monde entier à la sécurité alimentaire et au développement agricole et rural !

Une belle occasion de prendre conscience qu’en France, plus d’un agriculteur sur trois est une femme et que ces dernières représentent la moitié des agriculteurs dans le monde (source Agreste 2010).

Aujourd’hui la réglementation aide les femmes, en France, à avoir accès à un véritable statut sur une exploitation, si bien que de plus en plus choisissent de devenir chef de leur exploitation.

C’est le cas de Virginie Sabatier, agricultrice en Aveyron. Ingénieur agricole, elle prend la tête de son exploitation en 2004. Spécialisée dans les grandes cultures (céréales, tournesol, triticale), elle se lance aussi dernièrement dans la culture de la vigne. Malgré des journées chargées, partagées entre le travail dans les champs, la gestion et les formalités administratives, elle adore s’investir dans de nombreuses activités de bénévolat : interventions dans les classes, dans les TGV*, aux côtés d’une association au Secours des enfants roumains et dans le spectacle « Les Paysanneries », un son et lumière pour lequel elle prête ses terres.

Interrogée sur la journée internationale de la femme rurale elle évoque immédiatement « des femmes fortes » difficiles à mettre dans des cases car « selon leur personnalité, tout est différent d’une femme à une autre, d’une famille à une autre». Elle concède « qu’encore aujourd’hui les femmes ont moins le droit à l’erreur que les hommes, même si elles ont maintenant la chance d’avoir un statut et le pouvoir de décision » ! Elle souligne que  « de tout temps la femme a eu sa place dans l’agriculture, en particulier pendant les guerres. Les femmes agricultrices ne sont plus les pionnières qui faisaient tourner le système familial dans l’ombre. Aujourd’hui une agricultrice peut être la chef d’entreprise qui compose entre météorologie, administration et reconnaissance sociale. »

Pour Evelyne Guilhem, agricultrice dans l’Aude qui cultive du blé dur, la notion de « femme rurale » a bien évolué : « Nous avons construit nos chemins vers plus d'autonomie et plus d'ouverture vers l'extérieur.  Nous aimons notre terroir, nous avons choisi d'y vivre. On dit souvent, pas de pays sans paysans, c’est une certitude. Pour autant, nous sommes aussi attirées par l'extérieur. Le monde bouge, les moyens de communication aussi et nos styles de vie également. Comme beaucoup d’agriculteurs, homme ou femme, j’ai des mandats professionnels, je suis impliquée dans des associations humanitaires et cela me permet de voir autre chose que le simple périmètre de mon exploitation agricole, d'élargir ma vision des choses et ma réflexion. »

Pour aller plus loin :

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* Depuis deux ans, Virginie participe à une opération menée par Passion Céréales et SNCF qui vise à faire découvrir aux enfants les paysages agricoles depuis la fenêtre de TGV. En savoir plus

Crédits photos : © Passion Céréales