La rotation des cultures, une question de logique ? | L'école des céréales

La rotation des cultures, une question de logique ?


Semoir

Saviez-vous que l’on ne semait pas systématiquement la même céréale dans un champ tous les ans. Les agriculteurs procèdent à ce que l’on appelle la rotation des cultures. Un champ de blé tendre peut laisser la place l’année d’après à un champ d’orge, puis de blé tendre à nouveau, et même de colza l’année d’après, etc.

Mais à quoi cela sert-il ?

Pour comprendre l’utilité de ce que l’on nomme rotation ou alternance des cultures, il faut se souvenir que :

  • Toutes les plantes n’ont pas le même cycle : quand certaines se sèment au printemps pour être récoltées en automne, d’autres ont besoin de plus de temps et sont semées en automne pour n’être récoltées que l’été suivant. Impossible donc de semer une plante tant que la précédente n’a pas été récoltée !
  • Toutes les plantes n’ayant pas les mêmes besoins, elles ne vont pas puiser dans les sols les mêmes éléments nutritifs dans les mêmes quantités : certaines cultures sont capables d’enrichir les sols, d’autres utilisent ce que la plante précédente n’a pas complètement consommé. Judicieuse alternance qui permet d’augmenter l’autonomie de la plante et la réduction d’engrais !
  • Enfin, en alternant ses cultures, l’agriculteur minimise les risques. Incidents climatiques ou développement de maladies, la diversification sera souvent son unique alliée face à une adversité qu’il ne peut pas contrôler !

Les agriculteurs, selon la région et la nature de leur sol, adaptent ce principe d’alternance des cultures et recherchent en permanence l’enchaînement le plus judicieux. Pas de règle unique donc, mais une vraie connaissance de leur milieu, pour une meilleure production, en respectant l’environnement.

 

Retrouver les calendriers culturaux du blé et du maïs dans les dossiers pédagogiques, "Du grain à l'épi".

Crédits photos : © Passion Céréales